Les 4 piliers de l’apprentissage

Vous vous demandez comment apprendre efficacement ? Sur quels principes repose l’apprentissage ? Ces mécanismes sont très étudiés des neurosciences et par conséquent de mieux en mieux connus. Stanislas Dehaene, Professeur au Collège de France, a identifié 4 piliers permettant de décrire l’apprentissage :

 

L’attention

Paramètre certainement cité le plus souvent quand on parle d’apprentissage, l’attention a effectivement une importance capitale en modulant massivement l’activité cérébrale.

Elle dépend précisément de 2 facteurs :

De nombreuses expériences sur l’attention sélective ont été menées en neurosciences. L’un des exemples les plus connus est certainement le test de Daniel Simons et Christopher Chabris que je vous invite à découvrir par vous-même ici.

Appliqué à l’enseignement, cela signifie qu’il est essentiel que le professeur soit capable d’attirer votre attention et de la captiver. De nombreux moyens existent pour cela : sensoriels, émotionnels, par la surprise, la motivation ou encore la nouveauté. Soyez donc attentif au choix de votre professeur lorsque vous vous inscrivez en formation !

Bon à savoir : une activité « multitâche » réduit fortement le niveau de concentration puisqu’elle provoque des alternances d’attention, ce qui réduit par conséquent les performances !

Une pédagogie personnalisée pour l’apprentissage d’une langue étrangère a une efficacité très forte sur l’attention puisqu’elle permet d’orienter les sujets choisis pour exploiter la langue en fonction des intérêts de l’apprenant.

 

L’engagement actif

Pour reprendre les mots de Stanislas Dehaene : « un organisme passif n’apprend pas ».

Ce sont les émotions qui modulent l’apprentissage et qui ancrent l’expérience sur du très long terme. Pour déclencher ces émotions, il est essentiel que l’apprenant soit engagé activement dans son apprentissage.

Comment faire ? Pour l’adulte, cet engagement dépendra de l’enjeu de son apprentissage, du plaisir qu’il pourra y trouver et également très fortement de l’impact de l’enseignant pour stimuler sa curiosité et transmettre sa passion. Le comportement est d’ailleurs contagieux. Par exemple, un professeur qui s’investit pour vous, qui est heureux d’être là et qui a « la pêche » vous donnera envie d’apprendre ! A contrario, un professeur qui entre dans la salle de cours fatigué et blasé aura naturellement l’effet inverse…

Afin de rendre cet apprentissage actif, les recherches soulignent également l’importance de la régularité des tests et de la vérification de ses connaissances. Cela nous fait une parfaite transition avec le 3ème pilier !

 

Le retour d’information

C’est bien connu : on apprend de ses erreurs. Ce point est très documenté par les neurosciences et de nombreuses études ont montré l’impact du retour d’information sur les circuits neuronaux.

Encore faut-il que cette erreur soit remarquée puis dépassée par l’apprenant. Dans l’apprentissage d’une langue étrangère, le rôle du professeur est alors à nouveau essentiel afin de vous indiquer les erreurs que vous faites lorsque vous vous exprimez et de vous donner les outils pour apprendre à ne plus les reproduire. Par opposition, si vous avez l’occasion de parler pendant 1 heure en anglais mais que personne ne vous corrige, le résultat sur votre progression sera forcément plus limité !

 

La consolidation des acquis

Également très étudiée des neurosciences, la consolidation permet de renforcer, d’ajuster, et d’affiner les réseaux neuronaux de traitement d’une information afin d’optimiser son utilisation. Cette étape de consolidation, qui se fait progressivement, est indispensable pour rendre le savoir durable et implicite.

Comment appliquer cette consolidation à l’apprentissage d’une langue étrangère ? Par la pratique ! What else ? En parlant en anglais, en lisant, en regardant des films, en écrivant au quotidien ! Le complément de travail par des outils en e-learning apporte également une solution très efficace pour cette étape de consolidation.

 

La connaissance de ces mécanismes constitue une réelle source de travail pour améliorer les méthodes d’apprentissage, que celui-ci se fasse en autonomie ou dans un contexte de formation. Pour aller plus loin, je vous invite à regarder cette conférence particulièrement captivante de Pascal Benquet, Docteur en neurosciences.

Les 4 piliers de l’apprentissage

Les 4 piliers de l’apprentissage

Vous vous demandez comment apprendre efficacement ? Sur quels principes repose l’apprentissage ? Ces mécanismes sont très étudiés des neurosciences et par conséquent de mieux en mieux connus. Stanislas Dehaene, Professeur au Collège de France, a identifié 4 piliers permettant de décrire l’apprentissage :

 

L’attention

Paramètre certainement cité le plus souvent quand on parle d’apprentissage, l’attention a effectivement une importance capitale en modulant massivement l’activité cérébrale.

Elle dépend précisément de 2 facteurs :

  • tout d’abord, quand notre attention est attirée vers un élément, la conséquence cérébrale est une amplification du signal lié à ce stimulus ce qui améliore sa perception,
  • en parallèle, il est essentiel d’engendrer une inhibition des signaux non pertinents, ce qui correspond à une absence de concentration sur les autres éléments de l’environnement.

De nombreuses expériences sur l’attention sélective ont été menées en neurosciences. L’un des exemples les plus connus est certainement le test de Daniel Simons et Christopher Chabris que je vous invite à découvrir par vous-même ici.

Appliqué à l’enseignement, cela signifie qu’il est essentiel que le professeur soit capable d’attirer votre attention et de la captiver. De nombreux moyens existent pour cela : sensoriels, émotionnels, par la surprise, la motivation ou encore la nouveauté. Soyez donc attentif au choix de votre professeur lorsque vous vous inscrivez en formation !

Bon à savoir : une activité « multitâche » réduit fortement le niveau de concentration puisqu’elle provoque des alternances d’attention, ce qui réduit par conséquent les performances !

Une pédagogie personnalisée pour l’apprentissage d’une langue étrangère a une efficacité très forte sur l’attention puisqu’elle permet d’orienter les sujets choisis pour exploiter la langue en fonction des intérêts de l’apprenant.

 

L’engagement actif

Pour reprendre les mots de Stanislas Dehaene : « un organisme passif n’apprend pas ».

Ce sont les émotions qui modulent l’apprentissage et qui ancrent l’expérience sur du très long terme. Pour déclencher ces émotions, il est essentiel que l’apprenant soit engagé activement dans son apprentissage.

Comment faire ? Pour l’adulte, cet engagement dépendra de l’enjeu de son apprentissage, du plaisir qu’il pourra y trouver et également très fortement de l’impact de l’enseignant pour stimuler sa curiosité et transmettre sa passion. Le comportement est d’ailleurs contagieux. Par exemple, un professeur qui s’investit pour vous, qui est heureux d’être là et qui a « la pêche » vous donnera envie d’apprendre ! A contrario, un professeur qui entre dans la salle de cours fatigué et blasé aura naturellement l’effet inverse…

Afin de rendre cet apprentissage actif, les recherches soulignent également l’importance de la régularité des tests et de la vérification de ses connaissances. Cela nous fait une parfaite transition avec le 3ème pilier !

 

Le retour d’information

C’est bien connu : on apprend de ses erreurs. Ce point est très documenté par les neurosciences et de nombreuses études ont montré l’impact du retour d’information sur les circuits neuronaux.

Encore faut-il que cette erreur soit remarquée puis dépassée par l’apprenant. Dans l’apprentissage d’une langue étrangère, le rôle du professeur est alors à nouveau essentiel afin de vous indiquer les erreurs que vous faites lorsque vous vous exprimez et de vous donner les outils pour apprendre à ne plus les reproduire. Par opposition, si vous avez l’occasion de parler pendant 1 heure en anglais mais que personne ne vous corrige, le résultat sur votre progression sera forcément plus limité !

 

La consolidation des acquis

Également très étudiée des neurosciences, la consolidation permet de renforcer, d’ajuster, et d’affiner les réseaux neuronaux de traitement d’une information afin d’optimiser son utilisation. Cette étape de consolidation, qui se fait progressivement, est indispensable pour rendre le savoir durable et implicite.

Comment appliquer cette consolidation à l’apprentissage d’une langue étrangère ? Par la pratique ! What else ? En parlant en anglais, en lisant, en regardant des films, en écrivant au quotidien ! Le complément de travail par des outils en e-learning apporte également une solution très efficace pour cette étape de consolidation.

 

La connaissance de ces mécanismes constitue une réelle source de travail pour améliorer les méthodes d’apprentissage, que celui-ci se fasse en autonomie ou dans un contexte de formation. Pour aller plus loin, je vous invite à regarder cette conférence particulièrement captivante de Pascal Benquet, Docteur en neurosciences.

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